Oued Gardien des Traditions


Age : 6 Inscrit le : 21 Mar 2006 Messages : 460 Feuille personnelle Lieu de provenance: Les abords de la terre dorée Métier: Humoriste acide ou drôle selon son humeur Compagnon(-gne): Saïgan
| Sujet: Au début de l'hiver Lun 17 Déc 2007 - 23:10 | |
| L’automne avait de désagréable qu’il est difficile de chasser avec un humain : impossible pour eux de se faire silencieux sur les feuilles mortes. La chasse était importante, mais ce que Oued appréciait par dessus tout était le partage d’un tel moment. Saïgan était fatigué et avait préféré rentrer dormir, même après la remarque du coyote sur les hommes fatigués aux moments les plus regrettables. Il devait vraiment être épuisé.
Plusieurs chasseurs s’étaient fondus dans la nuit, et un coyote était parmi eux. Chouette, hibou, loup, fennec, renard… près des portes de Minas Nolë, ils s’étaient séparés avant de se glisser dans l’obscurité.
Pas un bruit sur les sentiers d’hiver.
Cette nuit-là, le coyote n’avait rien attrapé. Oreilles dressées, muscles tendus, il guettait un lapin tout près de lui. C’était une belle proie. Un bond suffirait. Mais du coin de l’œil il avait repéré un plumage blanc. Il s’était couché sur le sol froid, la tête en l’air, et avait admiré la chouette sur la branche.
Le lapin était parti, Oued était resté. La chasse n’avait pour lui qu’un intérêt : se remplir le ventre, si possible avec un compagnon ; la vie avait aussi un unique intérêt : savourer chaque instant. Et comme la faim, bien que présente, ne tiraillait pas son ventre, Oued regardait l’oiseau. Il y avait un contraste étonnant entre le blanc de ses plumes et le noir de la nuit. Le coyote la voyait, mais la chouette ne le voyait pas, et cette idée lui plaisait.
Le soleil s'était levé et avait trouvé un coyote profondement endormi. Il n'y avait pas le lent mouvement de sa respiration, on aurait pu le croire mort.
Oued laissa la chaleur du jour imprégnée son corps. Il n'ouvrit les yeux que lorsque son oreille collée par terre lui apporta le bruit d'un galop effréné. Il se redressa, alerté. Aucun animal ne galopait ainsi s'il n'y avait un problème. Le feu ? Son odorat lui disait que non. La chasse ? Ca n'aurait pas donné un galop si long. Les hommes, alors. Il ne restait plus qu'eux.
La chouette au plumage si beau était partie. Il n'avait plus de raison de rester.
Oued s'élança vers le galop. Il adopta ce trot inépuisable et fila pour croiser la route aux animaux en fuite. Lorsqu'il fut assez près, il comprit qu'il s'agissait de chevaux ; de grandes bêtes, robustes et lourdement chargées. Le sol semblait gronder comme le ciel par une nuit d'été. Il le fit d'ailleurs arriver, l'orage de poussière, avec à sa tête des cavaliers de tempête.
L'instinct lui disait que ces êtres-là le turaient juste pour se distraire. Ils se soucieaient de lui comme d'une chife. Pourtant, il ne pouvait pas fuir. Le coyote ne songea même pas à s'éloigner. Il s'aplatit là où il était, dans les herbes sur le bord de la route, soudain transi de peur face aux humains dont il aimait tant se moquer. La queue entre les pattes, les yeux écarquillés, il était terrifié. Il n'existait plus au monde que ces grands chevaux poussièreux et leur maître. _________________ S'il y a pire qu'être incompris, c'est d'être parfaitement compris avant d'avoir pu bouder parce qu'on a pas été compris.
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Oued Gardien des Traditions


Age : 6 Inscrit le : 21 Mar 2006 Messages : 460 Feuille personnelle Lieu de provenance: Les abords de la terre dorée Métier: Humoriste acide ou drôle selon son humeur Compagnon(-gne): Saïgan
| Sujet: Re: Au début de l'hiver Dim 23 Déc 2007 - 0:09 | |
| Les cavaliers passèrent.
Comme Oued l'avait pensé, ils ne le remarquèrent même pas. Peu à peu, son coeur se calma ; très lentement. Il fallut plus de temps encore pour que ses muscles se décontractent assez pour qu'il puisse se relever. Son corps ne cessait pas de trembler.
Il resta hors du chemin et marcha ventre au sol vers chez lui. Il envoya son esprit vers une source de réconfort.
Frère ? appela-t-il ; mais personne ne lui répondit.
_________________ S'il y a pire qu'être incompris, c'est d'être parfaitement compris avant d'avoir pu bouder parce qu'on a pas été compris.
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Sarcasme

Inscrit le : 31 Juil 2007 Messages : 43 Feuille personnelle Lieu de provenance: le désert des roches Métier: hyène: chasse et détruit ce qui ne doit plus être. Compagnon(-gne): Tristan
| Sujet: Re: Au début de l'hiver Sam 29 Déc 2007 - 20:02 | |
| | Sarcasme pénétra dans les bois, il trottait furtivement entre les bosquets s’arrêtant toujours à intervalle régulier pour flairer une piste. Heureusement que le coyote vivait parmi les hommes et que s’on odeur fut assez caractéristique, mais la forêts était grande et il y avait beaucoup d’autre habitant. Tournant en rond, la hyène commença alors à émettre de long ricanement aigues et sonore, aussi fort qu’il le pouvait. Si le coyote l’entendait, il le reconnaîtrait c’était sûr. Dans ses hurlements, Sarcasme laissait transparaître l’inquiétude, mais il gardait les sens en éveil et poursuivait sa recherche avec calme et discernement. |
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