En Fëador, depuis la nuit des temps, Norëfea, le peuple de l'esprit, entretient d'étranges liens avec les animaux.
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Tristan




Age : 21
Inscrit le : 23 Sep 2006
Messages : 312

Feuille personnelle
Lieu de provenance: Au coeur d’une forêt à proximité de la frontière d’Hîthnan
Métier: Cracheur de feu
Compagnon(-gne): Sarcasme

MessageSujet: Sel   Sam 8 Déc 2007 - 19:09

Les sabots de Sahel sonnaient clair sur les pavés. De son trot rasant elle menait le cavalier vers l’intérieur de la ville, les commerces commençaient à ouvrir leur porte, et l’on débarrassait des rues les ivrognes de la veille. Il faisait froid, mais cela n’empêchait pas les gens de se presser vers le maigre marcher d’hiver. Pomme, marron et châtaigne, potiron, champignon, poulet, mouton, poulet, tissu et toile de jute, pomme…Tristan passa son chemin.
Il passa le long de taverne qu’il connaissait bien, il savait qu’il lui suffisait d’y poser un pas pour que l’on l’envoie, pour quelque pièce de cuivre, faire payer ses dettes à un marchand un peu trop ambitieux, où faire rater l’ouverture à un concurrent tavernier. Mais ce n’était pas ce travail que cherchait Tristan. Que savait-t-il faire d’autre ? Cracheur de feu, cela était un métier d’itinérant et avec ce froid il ne risquait pas de faire fortune.


Il arriva au port, il plaça ça jument face au vent, le regard plonger dans l’horizon. La brise soulevait ses cheveux et lui piquait les yeux, il les détourna avant qu’ils se mettent à pleurer pour regarder les embarcations. Les marins se préparaient à partir en mer, ils pliaient leur filet et vérifiaient leur cale.
Tristan repensa à ses années en mer, il les regrettait, où plutôt il regrettait de ne pas être partie plus tôt cela lui aurait permit de ne pas fuir. Il n’aimait pas la vie de marin. Mais il s’avait qu’il pouvait en être. Il fit partir sa jument, la plage, le sable et le vent qui leur frappe les tempes. La jument emplit ses larges naseaux du vent salé, et l’homme laissa son cœur partir au galop. Ils filent tout deux avec la brise, et Tristan lâche les reines pour saisir les crins de l’animal entre ses doigts, « ma buveuse de vent » c’est ainsi qu’il la surnomme. Il la fit encore marché un moment dans l’eau glacé de l’océan avant de regagner la ville.


Alors qu’il s’apprêtait à regagner le chemin des campagnes, il s’aperçut enfin que le seul endroit où il était susceptible de gagner de l’argent honnêtement en hiver était le port. La belle saison était terminée alors les campagnes n’avaient aucun travail à fournir, Minas Nolë n’avait pas d’armé, seul la pêche avait besoin de bras supplémentaire à cette époque de l’année, du moins là il trouverait facilement. Il fit donc demi tours et revint au port.

Arriver là il repéra un des Maîtres des barques, autour duquel étaient agroupé plusieurs hommes eux aussi cherchaient du travail.

Non et non ! Je n’ais plus besoin d’hommes sur l’eau aller voir ailleurs !

Tristan s’empressa de le faire, mais il était déjà tard, et la plupart des postes étaient pris.
Il demanda alors à un des marchands de sel si il connaissait quelqu’un qui avait encore besoin d’homme.


Oh t’arrives un peu tard pour la poiscaille mon gars ! Les gars qui on commencer leur saison tiennent à garder leur place ! Mais pour le sel on à jamais assez de bras ! ça j’te ldis ! »

Un poste de Palayeur ?

ça qu’oui qu’y en a ! Et même de Trassonneur si t’as un chval !

Tristan regarda derrière son épaule la petite jument des sables, la voir transporter des kilos de sel toute la journée ne lui plaisait guère.

J’ais un cheval, à qui dois-je m’adresser ?
Le marchand montra du doigt deux hommes en train de se brailler à la figure des insultes marines.

Tu vois le blond, pas très beau mais costaud, il est barquier, il s’appel Pav, va le voir
Tristan le remercia d’un hochement de tête et partit accoster le dénommé Pav.
Pav ?
L’homme se retourna vers lui le regard mauvais.
Ouais
On m’a dit que l’on avait besoin d’un Trassonneur
Le visage de Pav s’illumina un peu trop vite pour rassurer Tristan et pris un air franchouillard pour annoncer:

On t’as bien dit, c’est moi qu’le patron à choisit pour embaucher, et oui j’suis pas que barquier j’suis aussi comme qui dirait le second hé !

Il regarda la jument derrière Tristan. Puis d’un air suspicieux.

Et pourquoi un gars qui possède une si bonne monture à besoin de mouiller ses braies dans un tel bourbier ?

bah, repris Tristan d’un air familier, ya pas que des manants dans les ports, yen à même qui réussisse…

A ouais, moi par exemple, j’ais commencer palayeur comme cet autre couillon làs-bas ! Et maintenant j’pourrais bien me payer un destrier, mais bon moi les bourrins, c’est pas ma rame !

Tristan lui fit un sourire amical en approuvant d’un signe de la tête. Il détestait déjà cet homme, et El seul savait combien de temps il devrait le suporter.

Bon ben comme c’est moi qui décide…héhé…j’ais plus qu’à te dire bienvenus mon gars ! C’est quoi ton nom ?

Tristan.

Ouais ben au boulot mon gars, notre entrepôt c’est le numéro 16, tu sais le reconnaître au moins non parce que la plupart de ses idiots save pas, ya pas de mal à pas savoir lire, moi ché pas lire, mais bon les hnuméro quand même fo pas être thon! C'est qu'moi j'ai…

Et c’était repartit, une journée de travail plus que rasoir. Charger la jument de sac de plus de 100 kilo de sel, la mené par la bride jusqu’à la barque de Sav, l’y déposé, et repartir, et ainsi de suite. Il y avait quatre barques, pour un bateau. Et cela dura toute la matinée. Après un repas de sardine fumées, un navire arriva au port et il fallu refaire le même travail dans l’autre sens.

Tristan concentrait tout son vif sur Sahel, silencieux, il essayait de ne pas faire attention aux cris des Maîtres de barques et des marchands de sardines.


[hrp] je poste un message pour la journée mais ça veut pas dire que je suis plus là, si vous passer au port il y a des chance pour que vous me croisiez si vous faites attention [hrp]
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