En Fëador, depuis la nuit des temps, Norëfea, le peuple de l'esprit, entretient d'étranges liens avec les animaux.
AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  RechercherRechercher  S’enregistrerS’enregistrer  ConnexionConnexion  
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
 La cour intérieureVoir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédente  1, 2, 3, 4
AuteurMessage
Sarcasme




Inscrit le : 31 Juil 2007
Messages : 43

Feuille personnelle
Lieu de provenance: le désert des roches
Métier: hyène: chasse et détruit ce qui ne doit plus être.
Compagnon(-gne): Tristan

MessageSujet: Re: La cour intérieure   Mer 16 Jan 2008 - 21:06

La chasse avait été fructueuse, un daim, et trois lièvres. Heureux comme personne d'avoir si bien travailler, les deux compagnons, quittait la forêt. Sarcasme s'arrêta un instant intrigué par l'odeur humaine présente dans la lisière. L'étoile Vagabonde lui répondit Tristan. La nuit tombait, Rill devait passer la nuit au bord du lac, ipersonne ne l'attendait à la taverne. Ils avaient assez de nouriture pour toute une troupe, pourquoi ne pas passé la soirée dans cette auberge. Sarcasme finit par devancer Tristan en prenant la direction de l'auberge. L'homme portait le daim sur son dos alors que la hyène gambadait gaiment les trois lièvres en gueule.
Lorsqu'ils arrivèrent on leur informa que Joël était partit, mais qu'il allait rentrer bientôt du moins il l'espérait...
Les deux chasseur décidèrent donc malgré le ton peu convaincu de l'attendre. Tristan déposa le daim sur la terre battue de la cour et s'assit à même le sol, une jambe plié, un jambe tendue, alors que Sarcasme euphorique, ne voulant pas lâcher son butin, ne cessait de sauter comme un cabri autour de lui, impacient de pouvoir commencer le festin.
Revenir en haut Aller en bas
Saïgan
Gardien des Traditions
Gardien des Traditions



Inscrit le : 06 Fév 2006
Messages : 1022

Feuille personnelle
Lieu de provenance: Kemenlaurë
Métier: Relieur
Compagnon(-gne): Oued

MessageSujet: Re: La cour intérieure   Ven 18 Jan 2008 - 22:49

Quelques pas de plus et Saïgan se retrouva à franchir l'arcade de la cour intérieur. Le temps s'était considérablement refroidi après une heure de marche. La ballade lui avait fait du bien et l'avait réchauffé ; par contre, à peine s'arrêtait-il qu'il sentait le froid s'insinuer en lui.

Il remarqua tout d'abord le feu visible à travers les fenêtres. Le halo de lumière sous la porte était terriblement attirant.
Son Vif tinta, lui apprenant la présence de deux êtres vivants. Après la vive lumière des flammes, il fallut quelques instants à Saïgan pour les identifier. La grande hyène lui apprit ce qu'il voulait savoir ; jamais il n'avait vu deux hyènes comme celle-là. Il n'avait plus besoin de trouver le nom de l'homme assi par terre.

Il s'avança vers eux.


Il semblerait que par un curieux hasard, nous nous soyons donnés rendez-vous pour regarder les étoiles. Nous ne nous lâchons jamais.
Qu'avez-vous fait depuis cet après-midi ?
_________________
Mieux vaut se briser la jambe que briser sa parole.

Revenir en haut Aller en bas
Tristan




Age : 21
Inscrit le : 23 Sep 2006
Messages : 312

Feuille personnelle
Lieu de provenance: Au coeur d’une forêt à proximité de la frontière d’Hîthnan
Métier: Cracheur de feu
Compagnon(-gne): Sarcasme

MessageSujet: Re: La cour intérieure   Ven 18 Jan 2008 - 23:38

Enfin, Tristan et Sarcasme entendirent la troupe arriver. Tristan tourna la tête pour voir qui venait à sa rencontre. Il vit sortir de l'ombre Saïgan en premier, mais il n'était pas seul, derrière lui les sabots de Kylian sonnaient clair, au côté de plusieurs autres personnes.
Saïgan s'avançait vers lui.
Tristan se mit alors à lui sourir sans se lever il répondit:


C'est qu'on ne se débarasse pas de nous comme ça, on est plutôt du genre coriace.

Il se leva alors, sarcasme toujours aussi remuant à côté de lui.

Et bien pendant que vous causez faut bien que quelqu'un se charge du repas.

Il désigna du regard le daim étendue sur le sol. Sarcasme se tenant le plus droit possible pour exiber son butin.

Et vous vous ne deviez pas aller au lac ?

Le regard de Tristan se posa alors rapidement sur le reste de la troupe, et il aperçut les gens qui acompagnait le touareg:
Rogar, Joël, Kylian, Rill -il évita avec précaution de croiser son regard- et Sasia sur le grand cheval. Il fronça alors les sourcils, et son entrain diminua d'un trait. Il se tourna alors vers Saïgan, inquiet, puis repporta son regard sur Sasia.


Que lui est-il arrivé ?
_________________
Prends le souffle de l'aube nouvelle et fais-le tien. Cela te donnera de la force.
Choisis bien tes mots, car ceux sont eux qui créent le monde qui t'entoure.
Revenir en haut Aller en bas
Sarcasme




Inscrit le : 31 Juil 2007
Messages : 43

Feuille personnelle
Lieu de provenance: le désert des roches
Métier: hyène: chasse et détruit ce qui ne doit plus être.
Compagnon(-gne): Tristan

MessageSujet: Re: La cour intérieure   Ven 18 Jan 2008 - 23:47

Tout joyeux, Sarcasme lorsqu'il vit arriver Saïgan se mit à bondir de plus belle autour des deux hommes, son butin virevoltant à chaque bond. Mais la joie qu'il partageait avec son compagnon fut vite dissipé par les nouvelles de la troupe. Tristan était inquiet pour Sasia, sarcasme l'avait déjà rencontrer. Mais alors qu'il cherchait du regard et de la truffe le coyote pour lui montrer le repas qu'ils allaient pouvoir engloutir, il arrêta soudainement de bondir pour regarder le touareg. Il lâcha pour la première fois les lièvres de sa gueule et demanda à Saïgan.

Où est passé le coyote ?

Sarcasme était un peu déçut, il aimait bien Kylian, mais il ne mangeait pas viande, une si bonne chasse a toujours meilleur goût lorsqu'elle est dévoré en meute, par de fin connaisseur.
Revenir en haut Aller en bas
Saïgan
Gardien des Traditions
Gardien des Traditions



Inscrit le : 06 Fév 2006
Messages : 1022

Feuille personnelle
Lieu de provenance: Kemenlaurë
Métier: Relieur
Compagnon(-gne): Oued

MessageSujet: Re: La cour intérieure   Lun 21 Jan 2008 - 23:17

Saïgan fut agréablement surpris par Sarcasme. Cette hyène l'étonnait chaque fois qu'ils se croisaient ! Systématiquement, elle lui posait la dernière question à laquelle il aurait pensé.

Il est rentré chez nous, répondit-il, tout en songeant que cette phrase avait certainement pour lui un sens différent que pour les autres.
Il a été éprouvé ce matin. Il a chaud et n'a pas faim. Le sable sent bon. Mais je suis sûr qu'il aurait aimé partager cette chasse avec vous.

Il souriait et ses yeux brillaient de tous leurs éclats, comblé du bien-être du coyote et ravi en imaginant la scène qui aurait pu avoir lieu. Il la voyait si clairement !
De tous les mots qu'il connaissait, guillemet italic gau frère guillemet italic dro était le plus approprié pour décrire ce qu'il éprouvait pour le coyote. Il était bien plus qu'un compagnon ou qu'un ami, même intime. Il était un être sans qui il serait mutilé.

Il regardait Sarcasme, puis reporta son regard sur Tristan. Oui, il saisissait le lien qu'il pouvait y avoir entre eux. Bien au delà des mots.


Non non, nous ne sommes pas allés au lac. Impossible ! Des cavaliers sont venus nous attaquer sur le pas de la porte. Qu'aurions-nous pu leur dire ? guillemet gauche Revenez plus tard, nous allons faire un tour ? guillemet droit
Ca n'aurait pas marché.

Après, il était trop tard. Joël nous a proposé de venir ici pour raconter son histoire. Je suis là car j'adore les histoires ; comme ça, je pourais la raconter demain à Oued.
Et, croyez-moi, il m'en voudrait à mort si je laissait passer une si belle occasion de voyager.

Pour Sasia... je ne sais pas, avoua-t-il. Pour la première fois, une ombre nullement dûe à la nuit tombante passa sur son visage.
Elle est arrivée tout à l'heure avec l'autre homme - celui un peu en retrait, près de Joël. Elle s'est évanouie avant d'avoir pu nous expliquer quoique se soit. Elle est blessée, mais je ne connais pas les médecines.

Il soupira.

Nous saurons bientôt. Je crois que Joël comprend déjà tout, à moins qu'il n'en soit à l'origine même. Bientôt.

Autour d'une belle prise, acheva-t-il. Merci à vous.
_________________
Mieux vaut se briser la jambe que briser sa parole.

Revenir en haut Aller en bas
Tristan




Age : 21
Inscrit le : 23 Sep 2006
Messages : 312

Feuille personnelle
Lieu de provenance: Au coeur d’une forêt à proximité de la frontière d’Hîthnan
Métier: Cracheur de feu
Compagnon(-gne): Sarcasme

MessageSujet: Re: La cour intérieure   Mar 22 Jan 2008 - 20:34

Tristan écouta Saïgan avec attention. Oui il s'avait pour les cavaliers, mais il lui avait semblé que jamais Rill n'aurait reculé devant une nuit à la belle. Enfin bon, ils étaient là. Sasia était dans les bras de Joêl maintenant, et comme Saïgan, Tristan en connaissait moins que lui en ce qui concernait la médecine. Rill et lui avait l'air de bien gérer la situation. Il en avait assez fait en ce qui concerne leur affaires pensa t-il amèrement. Il sourit à Saïgan, le touareg ne souriait pas souvent, et il aprécia la joie tranquille qui émanait de lui. Un enfant du vif, il donne même sans rendre compte. Sarcasme aussi était plus rassurer non pas après les paroles, mais après ce sourire.

Entier. Fut le premier mot qui vint à l'esprit de la hyène et elle ne put s'empêcher de la transmettre à Tristan, comme un joli clin d'oeil, inutile, pour lui rappeler que c'était aussi leur cas.

Mais déjà son visage devenait plus sombre et il finit par un soupir. Communicatif malgrès lui. Tristan ne put alors s'empêcher de tendre son vif vers l'homme comme le geste d'une main récomfortante sur une épaule, geste pourtant banal qu'il ne faisait jamais. Il tendit son vif, sans précaution ni muraille, il le tendit de manière spontané, sincère. Il avait l'impression de comprendre, et c'était pour lui important. Il avait toujours aimé Oued, et lui devait son éveil du vif, il s'était heurté à l'homme mais aujourd'hui il avait l'impression plus que jamais de marcher à côté de lui, comme si il comprenait ses pas, et bien que les siens soit différents il arrivait à le suivre. Il ne connaissait pas son histoire ni ce qui à former ce corps, cette carrure, ces gestes, mais cela importait peu à ses yeux. Comme Sarcasme, il ne connaissait pas un être à travers son histoire mais à travers son vif. Là seule chose qui avait de l'importance était l'actuel, il connaissait Saïgan parce qu'il percevait son rythme, la battement de son vif. Il aimait cette chaleur, cette attention si intime que les deux frères avaient en commun, ils savaient regarder, ils avaient plus que quiconque à travers la frivolité du coyote et la distance sérieuse du touareg, cette faculté à comprendre le vivant, à reconnaitre et aprécier. Tristan était fier de pouvoir faire battre son vif au côté du sien.

Il se retourna alors vers le daim, à côté, il avait déjà installé de quoi faire un feu. En quelques tour de main habile, il alluma un joli feu de bois, en frottant deux pierres entre elle. A côté des flamme il avait sortit son matériel de cracheur de feu. La nuit était illuminée d'étoile maintenant et il n'avait pas envie, et Sarcasme encore moins, de s'enfermé sous un tas de bois mort, comme le canin le disait si bien.
Il saisit alors de couteau et en tendit un à Saïgan.


Tu m'aides ?

Et il commença à dépesser le daim.
_________________
Prends le souffle de l'aube nouvelle et fais-le tien. Cela te donnera de la force.
Choisis bien tes mots, car ceux sont eux qui créent le monde qui t'entoure.
Revenir en haut Aller en bas
Rill_Dùnedor
Gardien des Traditions
Gardien des Traditions



Age : 26
Inscrit le : 06 Fév 2006
Messages : 809

Feuille personnelle
Lieu de provenance: Ladnùmen
Métier: Tavernière
Compagnon(-gne): Kylian le borgne

MessageSujet: Re: La cour intérieure   Mer 23 Jan 2008 - 20:44

Lorsque Tristan se leva pour le dire bonsoir, elle se sentit heureuse qu'il soit là. Son depart plus tôt dans l'après midi, après le combat dans la rue, l'avais un peu chamboulée. Elle aurrais voulu le rattrpaer, mais une voix -celle de son compagnon- lui avait conseillé de ne rien en faire. c'est pour cela que la présence de Tristan la rassura. Pourtant celui-ci evita clairement de croiser son regard. cela la surpris un peu, mais la même petite voix lui rapella le trouble du jeune homme lorsqu'il avait quitté la taverne.
"Bien il faut changer cela."

Quelles belles prises ! J'ai hâte de manger... Si j'ai bien compris... Ce soir, c'est moi qui mets les pieds sous la table ! Laughing

toi ? rester assise sans rien faire pendant que les autres travaillent ? comme si c'était possible !

elle sourit à la pique de Kylian.

Je ne fait pas rien, je vais m'occuper de Sasia,répondit-elle du tac-au-tac.

j'ai aussi des vivres dans les saccoches de Kylian, servez vous hein !

Dis-elle en détachants les courois de maintiens.

Rogar, viens m'aider à les transporter s'il te plait.
_________________
Je veux bien vivre d'amour et d'eau fraîche, mais c'est moi qui choisis mon amoureux...
Et ma source d'eau !
Revenir en haut Aller en bas
Rogar




Age : 23
Inscrit le : 19 Juin 2007
Messages : 79

Feuille personnelle
Lieu de provenance: Bordelands, pas en Fëador
Métier:
Compagnon(-gne):

MessageSujet: Re: La cour intérieure   Mer 23 Jan 2008 - 20:53

Et bien cette journée remplie d'évènements hauts en couleurs semblait se terminer pour bien mieux que Rogar ne l'avait craint. Finalement tout le monde s'en tirait bien, même Sasia se remettrait de ses émotions sans trop de peine une fois bien reposée. Il était impatient d'entendre les récits qui se profilaient depuis le combat devant la taverne, même s'il tentait de n'en rien laisser paraître. Quand Rill lui demanda de venir l'aider à décharger les vivres que Kylian transportait, il sourit, acquiesca et la rejoint attendant de voir ce qu'elle avait amené. (miam tongue )
_________________
Si la violence ne résout rien, frappe plus fort.

Rogar
Revenir en haut Aller en bas
Rill_Dùnedor
Gardien des Traditions
Gardien des Traditions



Age : 26
Inscrit le : 06 Fév 2006
Messages : 809

Feuille personnelle
Lieu de provenance: Ladnùmen
Métier: Tavernière
Compagnon(-gne): Kylian le borgne

MessageSujet: Re: La cour intérieure   Jeu 24 Jan 2008 - 20:13

Elle n'eut pas besoin de porter beaucoup, car Rogar était assez fort, masi elle l'aida du mieux qu'elle put à les déposer sur le buffet dans la maison.
Elle en profita pour allumer deux bougies, qu'elle placa dans des lampes.
Elle revint dans la cour, et deposa la lumière à coté du daim.

Bon eh bien si vous avez besoin d'aide, n'hesitez pas !

Et elle rentra à nouveau.
_________________
Je veux bien vivre d'amour et d'eau fraîche, mais c'est moi qui choisis mon amoureux...
Et ma source d'eau !
Revenir en haut Aller en bas
Tristan




Age : 21
Inscrit le : 23 Sep 2006
Messages : 312

Feuille personnelle
Lieu de provenance: Au coeur d’une forêt à proximité de la frontière d’Hîthnan
Métier: Cracheur de feu
Compagnon(-gne): Sarcasme

MessageSujet: Re: La cour intérieure   Jeu 24 Jan 2008 - 20:33

Les autres commençaient à s'afférer, Sasia était conduite à l'intérieur et on déchargeait Kylian. Tristan commençait à faire cuir de fine lame de viande au dessus des flammes lorsque Rill revint eur apporter une lampe, et leur proposer son aide.

Merci Rill, prononça Tristan en continuant son travail.

Il avait le vif paisible, Sarcasme dévorait derrière lui les lièvres, et le feu crépitait chaleureusement. Tout allait bien.
Tristan avait vidé les tripes du daim et était partie les jeté un peu plus loin, Sarcasme s'en occuperait plus tard. Il découpa ensuite les membres et les mits de côté avec la carcasse.
La viande commençait à fumer, et la faim se sentait venir.
Il s'assit alors sur la terre battue, et commença à enduire le bout de ses batons de feu d'huile écarlate.

_________________
Prends le souffle de l'aube nouvelle et fais-le tien. Cela te donnera de la force.
Choisis bien tes mots, car ceux sont eux qui créent le monde qui t'entoure.
Revenir en haut Aller en bas
Saïgan
Gardien des Traditions
Gardien des Traditions



Inscrit le : 06 Fév 2006
Messages : 1022

Feuille personnelle
Lieu de provenance: Kemenlaurë
Métier: Relieur
Compagnon(-gne): Oued

MessageSujet: Re: La cour intérieure   Jeu 24 Jan 2008 - 23:24

L’environnement lui apparut peu à peu sous un jour plus favorable. Alors qu’il avait tout d’abord trouvé l’endroit sombre, le monde sembla reprendre de la couleur. Il percevait mieux des gens présents, retrouvait de l’intérêt à les observer et à les aider alors qu’il s’était senti las quelques minutes avant.
Il tourna naturellement son esprit vers le coyote, car s’était lui qui lui faisait généralement cet effet : il lui redevenait envie. Mais ces pensées ne venaient pas de lui ; le canidé dormait profondement et savourait lui aussi leur bien-être commun.
Saïgan ne put en trouver l’origine en lui, alors il s’ouvrit au monde.

Ce soir-là, le vent se faisait insistant. Sans être entêtant ou désagréable, il se faisait remarquer et ne manqua pas de souffler sur le feu pour indiquer sa présence. Les flammes s’agitaient d’un côté et de l’autre, crépitant une langue que le touareg ne comprenait pas.

Plus que le feu, se fut Tristan qui donna à son cœur une bouffée d’air chaud. Dépecer leur chasse. Le coyote aurait apprécié. Ses yeux jaunes auraient brillé de malice et une pique aurait fusé avant qu’il ait pu la retenir. Il aurait parlé d’ensemble, d’union, de meute. Aurait certainement rendu les intensions douteuses de la hyène – qui donc comptait-elle mettre dans son assiette ?

Mais Saïgan n’était pas Oued, à son grand bonheur, et il n’avait donc pas de remarque à lancer.

Il saisit le couteau que lui proposait l’homme aux yeux forêts, pour le geste et pour le plaisir de le partager, car il en avait lui-même un, évidemment. Il avait apprit qu’à certaines occasions il ne valait mieux ne pas étaler ses possessions. Avoir un couteau était une chose courante – bien stupide était celui qui n’en avait pas – pourtant, il prendrait plus de plaisir œuvrer avec l’arme de Tristan. Il partagerait plus.

Calmement, avec des années de pratique, il aida le jeune homme à préparer le daim. Il s’amusa intérieurement de la gournandise de la hyène. Pendant ce moment, les questions cessèrent de tourner dans sa tête ; elles se déposèrent toutes au fond de son esprit, attendant qu’il vienne les touiller à nouveau.

_________________
Mieux vaut se briser la jambe que briser sa parole.

Revenir en haut Aller en bas
Kylian le borgne




Age : 7
Inscrit le : 22 Mar 2006
Messages : 218

Feuille personnelle
Lieu de provenance: ladnùmen
Métier: emblème !
Compagnon(-gne): Rill Dùnedor

MessageSujet: Re: La cour intérieure   Mar 5 Fév 2008 - 20:44

Laissant les humain depecer leur gibier, il eu un frisson et s'en alla vers la grange.

Il avait beau ne pas detester les nuits à la belle étoile, on était en plein hiver, et bein qu'il ne neiga pas outre mesure, tout au moins pas de quoi recouvrir le sol d'un tapis blanc, il ne dormirais pas dehors cette nuit. Et puis il voulais faire une suprise à Rill.
Elle adorait dormir dans la paille, depuis qu'elle était toutes petite. Et il se dit qu'elle ne devait pas etre la seule. Il pensa que dormir tous ensemble ferait du bien a ses compagnons, et puis il en avait envie.

Entrant dans la grange, il regarda autour de lui.
Cela lui rapella l'endroit ou il était né. Il revit sa mère, et puis le père, la mère la petite soeur de Rill. Et puis Rill, avec quelques années de moins, cette flamme au fond des yeux qui l'avait saisit au premier regard. A cette époque là, elle était fiancée, elle venait d'ouvrir une taverne en ville... Il avait deux yeux aussi...Mais... Il ne parvint pas à ses souvenir de la différence de la vue avec un oeil ou avec les deux... bof c'est sans importance.

ce qui nous tue pas nous rend plus fort, hein ?

-Parles pour toi, qui est borgne mon grand !
_________________
C'est en se plantant qu'on se cultive !
Revenir en haut Aller en bas
Rogar




Age : 23
Inscrit le : 19 Juin 2007
Messages : 79

Feuille personnelle
Lieu de provenance: Bordelands, pas en Fëador
Métier:
Compagnon(-gne):

MessageSujet: Re: La cour intérieure   Sam 9 Fév 2008 - 1:41

Ce n'est qu'au bout d'un long moment que Rogar réalisa qu'il ne bougeait plus, absorbé par Saïgan et Tristan dépeçant le daim. Spectacle si familier et pourtant si étrange... Qu'il paraissait loin le temps où il contemplait appuyé contre un autre mur depuis longtemps abattu son père et son frère exécutant les même gestes précis et assurés. Ce n'est qu'à ce moment-là que Rogar réalisa vraiment à quel point la chasse lui manquait.

Lors des derniers mois il avait partagé ses journées entre la biblothèque et la découverte de Minas Nolë. Dans l'un il avait découvert une masse incroyable de connaissances qu'il ne pourrait jamais intégralement absorber même en y passant sa vie, de longues rangées de volumes qui avaient réveillé en lui la soif de connaissance et l'avait poussé à apprendre à lire, un nouveau mode de transmission du savoir pour lui qui avait était élevé par les scaldes avec tous les autres enfants du clan et pour qui la tradition orale était donc synonyme de la plus grande partie de son enfance ; dans l'autre, même s'il ne savait l'exprimer, il avait rencontré des gens
"normaux", des gens qui étaient très semblables à ceux qu'il avait quitté un an avant son arrivée, un peuple parfaitement intégré dans son monde, tirant partie de tous les atouts naturels qui lui étaient accordés, le vif n'étant pas le moindre.

Dans cette cité dont il connaissait maintenant les rues sans doute mieux que certains de ses habitants eux-mêmes, il ne lui manquait qu'une chose, la forêt, ou plutôt,
SA forêt. Ce mal du pays contre lequel l'avait mis en garde certains anciens le faisait sourire, c'était bien lui qui avait voulu partir non ? Si son corps se languissait de la chasse et bien il chasserait, il n'allait pas rentré chez lui maintenant, certainement pas...

Abandonnant ces pensées, Rogar repartit vers la grande salle pour voir si Rill et Joël s'en sortaient avec Sasia.

_________________
Si la violence ne résout rien, frappe plus fort.

Rogar
Revenir en haut Aller en bas
Saïgan
Gardien des Traditions
Gardien des Traditions



Inscrit le : 06 Fév 2006
Messages : 1022

Feuille personnelle
Lieu de provenance: Kemenlaurë
Métier: Relieur
Compagnon(-gne): Oued

MessageSujet: Re: La cour intérieure   Dim 17 Fév 2008 - 20:10

Saïgan se leva brusquement pour se diriger vers les écuries. Il s’était dit que Joël avait peut-être une grille ou un morçeau de fer qui puisse leur permettre de ne pas poser la viande directement dans le feu.

La nuit étant tombé, il faisait un noir d’encre dans la pièce. Les seules lumières étaient celles apportées par les flammes, un peu plus loin dans la cour.
Il commença à longer une rangée de box spacieux. Plusieurs chevaux y étaient installés, ce dont Saïgan s’étonna. Il ignorait que Joël avait des invités. Pourquoi restaient-ils cloîtrés dans leur chambre ? C’était curieux.
Cela ramena ses pensées à l’homme accompagnant Sasia. Joël le connaissait. Ca avait aussi un lien avec son passé.

A présent, le touareg brulait de connaître la fin de cette histoire. « Que tout s’achève, pensait-il, ou plutôt que tout puisse recommencer. » L’attente de la nuit lui était insupportable. Il voulait savoir ! Savoir, enfin !
Il se projetait. La journée du lendemain était prévue ; il connaissait déjà les mots qu’il écrirait, il les avait tournés et retournés en tout sens. En fait, la seule importance qu’avait à ses yeux l’histoire de Joël était que cette attaque d’il y a tant d’années pourait enfin se finir.

Kylian le ramena à la réalité.


Tu as perdu quelque chose au fond de cette écurie ? demanda-t-il, puis il s’aperçut avec retard que l’écurie servait aussi à stocker la moisson. Des tas d’herbes fauchées occupaient le fond du bâtiment.
Ma foi, on pouvait lui poser la même question.

En fouillant dans les coins, il trouva quelques objets inutiles. Bien peu. Joël n’avait pas eu encore le temps de faire des tas d’objets cassés, ou alors il les réparait au fur et à mesure. Connaissant un peu l’homme, Saïgan penchait pour cette seconde option.
Il dénicha néanmoins des fers à chevaux soudés. Ils formaient un ensemble d’une belle taille et seraient tout à fait appropriés pour faire cuire de la viande. Il les maintiendrait au dessus du feu avec des bâtons et un peu de corde.

_________________
Mieux vaut se briser la jambe que briser sa parole.

Revenir en haut Aller en bas
Joël le voyageur




Inscrit le : 28 Mai 2006
Messages : 335

Feuille personnelle
Lieu de provenance: Au delà des montagnes de Kemenlaurë
Métier: Fermier
Compagnon(-gne): AUCUUUUNE...

MessageSujet: Re: La cour intérieure   Lun 25 Fév 2008 - 23:34

Joël sortit de sa maison avec son fameux lit aidé par Rill et Rogar. Il visa tout d'abord le feu. Il y trouva Tristant s'occupant du feu et Sa hyenne regardant langoureusement le daim en train de cuir. Il leur proposa de les rejoindre dès qu'ils le pouvaient à l'intérieur. Saïgan était à l'interieur...dans le noir...

Et flute, c'est pas dans le noir qu'on sera confortablement installé. amenez le lit jusque là et je reviens avec de la lumière.

sans en dire plus, il fit volte-face et couru à l'interieur de la maison. Quelques instants plus tart il revint avec une lampe à huile qu'il alluma à l'aide d'une branche enflamée du feu qui brulait dans la cour.


voilà ça ira mieu avec ça. allé hop c'est parti
_________________
Deux choses ne se peuvent cacher : l'ivresse et l'amour. mais quand l'amour devient ivresse alors l'expression tomber amoureux; peut être dangeureuse et d'y tomber peux faire mal


Dernière édition par Joël le voyageur le Sam 1 Mar 2008 - 22:37, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
La cour intérieureVoir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 4 sur 4Aller à la page : Précédente  1, 2, 3, 4

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les compagnons du Lignage :: Les régions :: Taurim :: A l'étoile vagabonde-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet